Finale Elite 2026 à Iffendic : 4 titres nationaux se jouent ce week-end des 13-14 juin
Ce week-end, le circuit du Bois de Teillay à Iffendic (Ille-et-Vilaine) devient l’épicentre du moto-cross français. La finale du championnat de France moto-cross Elite 2026 rassemble les meilleurs pilotes nationaux pour une double manche décisive les 13 et 14 juin. Quatre titres nationaux sont en jeu : MX1, MX2, 125cc et Women MX. Romain Febvre vise un nouveau sacre en MX1, tandis que Thibault Benistant et Pierre Goupillon se livrent un duel serré en MX2. Les Bretons jouent à domicile avec le soutien d’un public acquis à leur cause.
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Sommaire
- Le circuit d’Iffendic : un tracé exigeant pour la finale
- MX1 : Romain Febvre face à la concurrence internationale
- MX2 : duel Benistant-Goupillon pour le titre
- 125cc et Women MX : les catégories en pleine explosion
- Programme détaillé du week-end et horaires
- Comment s’y rendre et infos pratiques
- Les enjeux du championnat de France moto-cross 2026
- FAQ : tout ce qu’il faut savoir sur la finale
1. Le circuit d’Iffendic : un tracé exigeant pour la finale
Le Bois de Teillay accueille depuis 2019 les manches nationales du championnat de France moto-cross et s’est imposé comme un tracé de référence en Bretagne. Situé à 30 km au sud-ouest de Rennes, ce circuit de 1750 mètres combine sections rapides et zones techniques qui mettent à l’épreuve les pilotes Elite.
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Caractéristiques techniques du tracé
| Élément | Description |
|---|---|
| Longueur | 1750 mètres |
| Largeur moyenne | 12-15 mètres |
| Dénivelé | 45 mètres |
| Type de sol | Sablo-argileux, drainant |
| Obstacles majeurs | Double + table (section 3), whoops longs (350m), ornières naturelles |
| Difficulté | 7/10 (Elite national) |
Le tracé démarre par un long départ en ligne droite de 180 mètres, idéal pour les holeshots spectaculaires. La première épingle à gauche après 220 mètres devient systématiquement un point de contact en première manche, quand la grille est dense. Les pilotes enchaînent ensuite une succession de sauts : table simple, double décalé, puis le fameux « triple d’Iffendic » (saut de 18 mètres entre réceptions) qui sépare les pilotes Elite des autres.
La section technique du bois (secteur 5 à 7) impose un rythme saccadé : virages serrés entre les arbres, ornières profondes dès la deuxième manche, racines affleurantes. C’est là que Romain Febvre fait souvent la différence grâce à sa lecture de trajectoire. La ligne intérieure de l’épingle forestière (virage 12) gagne jusqu’à 0,8 seconde au tour si elle est maîtrisée, mais punit l’erreur par une chute quasi-certaine.
Les whoops de 350 mètres en ligne droite avant le retour paddock testent l’endurance des avant-bras. En fin de manche, quand la fatigue s’installe, beaucoup de pilotes perdent leur rythme et se font remonter. La Fédération Française de Motocyclisme (FFM) impose aux organisateurs un arrosage régulier pour limiter la poussière, ce qui rend le tracé encore plus technique en cas d’humidité.
Météo et stratégie
Les prévisions pour le week-end annoncent un temps mitigé : 18°C samedi avec un risque d’averses en fin d’après-midi (40%), puis 21°C dimanche sous un soleil voilé. Si la pluie tombe samedi, le tracé durcira dimanche avec des ornières creusées et une adhérence accrue. Les réglages de suspension devront être ajustés entre les deux jours.
Les pilotes 4T (quatre-temps) privilégient généralement un setup plus souple en début de week-end, puis durcissent les compressions pour limiter le talonnage dans les ornières profondes de la deuxième journée. Les 2T (deux-temps) conservent un avantage en maniabilité dans les sections boisées, mais souffrent sur les sauts longs où le couple à mi-régime des 4T fait la différence.
2. MX1 : Romain Febvre face à la concurrence internationale
Romain Febvre (Kawasaki Racing Team) arrive en Bretagne avec 387 points au classement provisoire du championnat de France moto-cross Elite MX1, soit 34 points d’avance sur Maxime Renaux (Yamaha). Le pilote alsacien, double champion du monde MXGP par équipes (2022-2023) et vainqueur du GP de France 2025, vise son troisième titre national consécutif.
Classement MX1 avant la finale (top 5)
- Romain Febvre (Kawasaki KX450) — 387 pts
- Maxime Renaux (Yamaha YZ450F) — 353 pts
- Benoit Paturel (Honda CRF450R) — 341 pts
- Calvin Fonvieille (Yamaha YZ450F) — 298 pts
- Thomas Ramette (KTM 450 SX-F) — 287 pts
Febvre domine le championnat grâce à sa régularité : 6 victoires en 8 manches, seulement 2 podiums manqués. Son pilotage précis dans les ornières et sa gestion du rythme en deuxième partie de manche lui permettent de creuser l’écart même quand il ne part pas en tête. À Iffendic, il connaît le tracé par cœur (3 victoires en 2023-2025) et bénéficie du support technique de Kawasaki Europe pour les réglages moteur.
Maxime Renaux reste son principal adversaire. Le pilote charentais a remporté la dernière manche à Ernée (Mayenne) début juin avec deux holeshots parfaits et une domination totale. Son objectif : gagner les deux manches du week-end et espérer une défaillance de Febvre pour arracher le titre. Mathématiquement, Renaux doit marquer 35 points de plus que Febvre sur l’ensemble du week-end (100 points en jeu : 50 par manche).
!championnat de France moto-cross en action sur le terrain
Benoit Paturel (Honda) joue sa carte personnelle. À 36 ans, le Drômois vise un dernier podium au général avant une probable retraite fin 2026. Son expérience des tracés techniques fait de lui un outsider crédible si les deux leaders se neutralisent. Paturel excelle dans les départs (4 holeshots cette saison) et sait créer le trou dans les 3 premiers tours.
Calvin Fonvieille et Thomas Ramette complètent le top 5, mais leurs chances de titre sont mathématiquement nulles. Ils visent surtout une place dans le top 3 final pour valider leur statut Elite et décrocher des contrats équipementiers pour 2027.
Les pilotes à suivre en outsiders
- Dylan Ferrandis (Yamaha Star Racing, wild-card) : le Français installé aux USA depuis 2019 profite d’une pause du championnat AMA pour disputer la finale nationale. Champion du monde MX2 2013, vainqueur du Supercross 250 West 2021, Ferrandis peut jouer les trouble-fêtes avec son niveau international.
- Jordi Tixier (KTM) : l’ancien champion du monde MX2 2014 retrouve du rythme après deux saisons compliquées (blessures). Une victoire de manche à domicile (Tixier habite à 80 km d’Iffendic) le relancerait pour 2027.
- Nicolas Dercourt (Honda) : le jeune pilote de 22 ans monte en puissance. Troisième à Ernée, il peut viser un premier podium de manche Elite.
La Fédération Française de Motocyclisme a validé 42 engagés en MX1 pour ce week-end, dont 12 pilotes étrangers (Belges, Suisses, Italiens). Le niveau sera élevé dès les qualifications samedi matin.
3. MX2 : duel Benistant-Goupillon pour le titre
La catégorie MX2 (18-23 ans, motos 250cc 4T ou 150cc 2T) offre le suspense le plus intense du championnat de France moto-cross 2026. Thibault Benistant (Yamaha) et Pierre Goupillon (KTM) sont séparés par seulement 11 points au classement général. Tout se jouera dimanche après-midi lors de la deuxième manche.
Classement MX2 avant la finale (top 5)
- Thibault Benistant (Yamaha YZ250F) — 412 pts
- Pierre Goupillon (KTM 250 SX-F) — 401 pts
- Quentin Prugnieres (Husqvarna FC250) — 367 pts
- Tom Guyon (Kawasaki KX250) — 341 pts
- Mathis Valin (GasGas MC250F) — 329 pts
Benistant, 21 ans, vient d’une saison MXGP complète en 2025 où il a terminé 14e mondial. Son retour en France pour disputer le championnat national lui offre un niveau technique supérieur. Il domine physiquement ses adversaires et gère son effort sur 30 minutes + 2 tours (durée réglementaire MX2). Son point faible : les départs. Sur les 16 manches disputées, il n’a signé que 3 holeshots, ce qui l’oblige à remonter en début de course.
Pierre Goupillon, 20 ans, réalise sa meilleure saison en Elite. Révélation 2026, le pilote KTM Factory Junior enchaîne les podiums (11 en 16 manches) et a remporté 4 manches cette année. Son atout majeur : la constance. Pas de chute, pas d’abandon, toujours dans les 5 premiers. À Iffendic, il jouera le titre à domicile puisqu’il habite Vannes (56), à 60 km du circuit.
!championnat de France moto-cross : équipement et préparation
Le règlement FFM stipule qu’en cas d’égalité de points au général, c’est le nombre de victoires de manche qui départage. Actuellement : Benistant 7 victoires, Goupillon 4. Si Goupillon veut être champion, il doit impérativement gagner au moins une manche ce week-end ET espérer que Benistant ne finisse pas mieux que 3e au pire.
Quentin Prugnieres (Husqvarna) peut jouer les arbitres. Troisième au général avec 45 points de retard sur Goupillon, il n’a plus de chance mathématique de titre mais peut influencer le classement en se battant pour des victoires de manche. Prugnieres excelle sur les tracés sablonneux et a déjà gagné deux fois à Iffendic en catégories jeunes (2022-2023).
Les jeunes qui montent
La catégorie MX2 du championnat de France moto-cross sert de tremplin vers le MXGP. Plusieurs pilotes se font remarquer :
- Mathis Valin (GasGas, 19 ans) : 5e au général, il a signé un contrat d’essai avec le team GasGas Factory pour 2027. Son objectif à Iffendic : décrocher un podium de manche pour valider son statut.
- Axel Lacoste (Yamaha, 18 ans) : rookie de l’année 2026, il découvre le niveau Elite après deux titres juniors (2024-2025). Premier top 5 de manche à Ernée, il peut créer la surprise.
- Hugo Basaula (KTM, 20 ans) : pilote belge engagé à plein temps en France, il vise le top 10 final pour valider son budget 2027.
La bataille MX2 promet un spectacle intense. Les départs seront déterminants : sur le tracé d’Iffendic, doubler dans les ornières demande un effort physique considérable. Les pilotes qui partiront en tête auront un avantage stratégique énorme.
4. 125cc et Women MX : les catégories en pleine explosion
Au-delà des catégories Elite, le championnat de France moto-cross 2026 met en lumière deux disciplines en forte croissance : la 125cc et le Women MX.
125cc : le retour du deux-temps
La catégorie 125cc (motos 2T uniquement, 14-17 ans) connaît un regain d’intérêt spectaculaire. Avec l’interdiction progressive des moteurs thermiques en compétition automobile, les jeunes pilotes se tournent vers le moto-cross pour découvrir le pilotage sur terre. La FFM compte 1842 licenciés 125cc en 2026, soit +23% vs 2025.
À Iffendic, le titre se joue entre Léo Mercier (KTM 125 SX, 397 pts) et Nathan Bourreau (Husqvarna TC125, 381 pts). Mercier, 16 ans, domine la saison avec 8 victoires de manche. Son pilotage agressif et ses départs canon (12 holeshots en 16 manches !) en font le favori. Bourreau, plus fin technicien, excelle dans les sections techniques et rattrape souvent son retard au départ par une meilleure gestion du rythme.
Le format 125cc impose des manches plus courtes (20 minutes + 2 tours) pour limiter la fatigue physique des jeunes pilotes. Les motos 2T développent environ 38 chevaux, soit 20 de moins qu’une 250 4T MX2, ce qui rend les dépassements plus faciles et les courses plus spectaculaires.
Women MX : un niveau qui explose
Le Women MX (catégorie féminine, motos 125-250cc) rassemble 28 pilotes engagées à Iffendic, record absolu pour une finale nationale. Morgane Paturel (Honda CRF250R, 421 pts) devrait décrocher son deuxième titre consécutif avec 47 points d’avance sur Julie Charpentier (Yamaha YZ125, 374 pts).
Paturel, 24 ans, s’entraîne régulièrement avec les pilotes MX1 du team Honda France. Son niveau physique lui permet de tenir 30 minutes à un rythme Elite masculin, ce qui la place largement au-dessus de la concurrence féminine nationale. En 2025, elle avait participé à deux manches du championnat du monde WMX (Women Motocross) et terminé 12e à Teutschenthal (Allemagne).
Le Women MX bénéficie depuis 2024 d’un support accru de la FFM : prix doublés (3000€ pour la championne 2026 vs 1500€ en 2023), wild-cards pour le GP de France WMX 2027, et visibilité médiatique renforcée. L’objectif est d’atteindre 50 pilotes engagées en championnat national d’ici 2028.
Tableau des champions potentiels par catégorie
| Catégorie | Leader | Points | 2e | Écart | Favoris |
|---|---|---|---|---|---|
| MX1 | R. Febvre | 387 | M. Renaux | +34 | Febvre 80% |
| MX2 | T. Benistant | 412 | P. Goupillon | +11 | Indécis |
| 125cc | L. Mercier | 397 | N. Bourreau | +16 | Mercier 65% |
| Women MX | M. Paturel | 421 | J. Charpentier | +47 | Paturel 95% |
5. Programme détaillé du week-end et horaires
Le championnat de France moto-cross finale d’Iffendic suit le format standard FFM Elite sur deux jours. Chaque catégorie dispute des essais chronométrés samedi matin, puis deux manches qualificatives samedi après-midi et dimanche.
!championnat de France moto-cross : la pratique au quotidien
Samedi 13 juin
- 8h00 : Ouverture du paddock et vérifications techniques
- 9h00-9h15 : Essais libres MX1
- 9h20-9h35 : Essais libres MX2
- 9h40-9h50 : Essais libres 125cc
- 9h55-10h05 : Essais libres Women MX
- 10h30-10h45 : Essais chronométrés MX1 (définit grilles de départ)
- 10h50-11h05 : Essais chronométrés MX2
- 11h10-11h20 : Essais chronométrés 125cc
- 11h25-11h35 : Essais chronométrés Women MX
- 12h00-13h30 : Pause déjeuner
- 13h30 : Manche 1 MX1 (30 min + 2 tours, ~12 tours)
- 14h15 : Manche 1 MX2 (30 min + 2 tours)
- 15h00 : Manche 1 125cc (20 min + 2 tours)
- 15h40 : Manche 1 Women MX (25 min + 2 tours)
- 16h30 : Podiums provisoires + animations paddock
Dimanche 14 juin
- 8h30 : Ouverture paddock
- 9h00-9h30 : Reconnaissance pilotes (track walk autorisé)
- 10h00 : Manche 2 125cc (20 min + 2 tours)
- 10h40 : Manche 2 Women MX (25 min + 2 tours)
- 11h30 : Manche 2 MX2 (30 min + 2 tours)
- 12h30 : Manche 2 MX1 (30 min + 2 tours)
- 13h30 : Résultats définitifs + remise des titres nationaux
- 14h30 : Podiums officiels FFM avec hymne national
- 15h30 : Séances d’autographes pilotes Elite
Les horaires peuvent varier de ±15 minutes selon les conditions météo et les éventuels drapeaux rouges (interruptions de course pour accident). L’application MX-Pass envoie des notifications push en cas de modification du planning.
Tarifs et billetterie
| Type de billet | Prix | Inclus |
|---|---|---|
| Journée samedi | 18€ | Accès paddock + tribune |
| Journée dimanche | 22€ | Accès paddock + tribune + podiums |
| Week-end complet | 35€ | 2 jours + parking |
| Enfant -12 ans | Gratuit | Accompagné d’un adulte |
| VIP paddock pass | 120€ | Accès zones techniques + repas |
Billetterie en ligne sur le site de la FFM ou sur place le jour J (espèces et CB acceptées). Le parking est gratuit mais limité à 800 places. Arrivée recommandée avant 8h30 pour le week-end.
6. Comment s’y rendre et infos pratiques
Le circuit du Bois de Teillay se situe au Lieu-dit Le Bois de Teillay, 35750 Iffendic, à 35 km au sud-ouest de Rennes et 70 km au nord de Vannes. Coordonnées GPS précises : 48.1156, -1.9873.
Accès routier
Depuis Rennes (35 km, 35 min) :
– Prendre la N24 direction Lorient/Ploërmel
– Sortie 11 « Iffendic », puis D61 vers le centre
– Suivre fléchage « Motocross Finale FFM » après le rond-point de la zone artisanale
Depuis Vannes (70 km, 1h) :
– N166 direction Rennes jusqu’à Ploërmel
– D8 puis D766 vers Mauron, ensuite D61 vers Iffendic
– Fléchage spécifique dès Mauron
Depuis Paris (380 km, 3h45) :
– A11 puis A81 direction Rennes
– Rejoindre N24 sortie Rennes-Ouest, puis itinéraire ci-dessus
Le parking principal (800 places) est situé à 400m du paddock, accessible par chemin forestier stabilisé. Un parking camping-cars/van-aménagés est prévu pour 50 véhicules avec possibilité de stationner sur place du vendredi soir au dimanche soir (pas de branchement électrique).
Transport en commun
Iffendic est desservie par le réseau BreizhGo depuis Rennes (ligne 8, 50 min, 4 bus/jour en semaine, 2 le week-end). Arrêt « Iffendic Centre », puis 3 km à parcourir à pied ou en vélo jusqu’au circuit (navette gratuite depuis la mairie samedi et dimanche, départs toutes les 30 min de 8h à 17h).
Pour les pilotes venant en train, gare SNCF la plus proche : Rennes (TGV Paris-Rennes 1h30). De là, location de véhicule recommandée (Avis, Europcar au terminal TGV) ou covoiturage via groupes Facebook moto-cross régionaux.
Hébergement proche
- Hôtel Le Teillay (Iffendic, 3 km du circuit) : 2 étoiles, 18 chambres, 65-85€/nuit, tél. 02 99 09 70 15
- Camping de la Vallée (Montfort-sur-Meu, 12 km) : emplacements tente/camping-car 15-25€/nuit, tél. 02 99 09 06 47
- Airbnb / Gîtes : nombreuses offres à Iffendic et villages voisins, compter 80-120€/nuit pour 4 personnes
Réservation fortement conseillée avant le 1er juin : la finale du championnat de France moto-cross mobilise 600+ pilotes, mécaniciens, accompagnants. Les hébergements dans un rayon de 20 km sont généralement complets 10 jours avant l’événement.
Restauration et services sur place
Le paddock dispose de :
– 4 food-trucks (burger, crêpes, sandwichs, végétarien) — compter 8-15€/repas
– 2 stands boissons fraîches + café
– 1 buvette officielle FFM (bière, soft, snacks)
– Espace pique-nique ombragé (150 places assises)
Distributeur d’essence Shell à Iffendic centre (3 km), ouvert samedi 8h-20h, fermé dimanche. Prévoir le plein avant pour les pilotes qui repartent directement après les podiums.
Infirmerie FFM opérationnelle sur site avec médecin et ambulance dédiés. Hôpital le plus proche : CHU Rennes (35 km, urgences 24/7).
7. Les enjeux du championnat de France moto-cross 2026
La finale d’Iffendic clôture une saison 2026 marquée par plusieurs tendances de fond qui redéfinissent le championnat de France moto-cross :
Internationalisation croissante
Pour la première fois, plus de 15% des pilotes Elite engagés en championnat national sont étrangers (Belges, Suisses, Italiens, Espagnols). Cette ouverture résulte de la décision FFM en 2024 d’autoriser les licences internationales sans quota, alignant la France sur les standards FIM (Fédération Internationale de Motocyclisme). Conséquence : le niveau moyen augmente, mais les pilotes français perdent des places au classement général.
Romain Febvre et Maxime Renaux compensent en disputant parallèlement le MXGP (championnat du monde), ce qui leur offre un rythme de compétition supérieur. Mais les jeunes MX2 français souffrent face aux Belges, traditionnellement mieux formés (école de Lommel, infrastructures privées 12 mois/an). Pierre Goupillon fait exception grâce à son contrat KTM Factory Junior qui lui donne accès aux installations autrichiennes.
Explosion des coûts
Un budget Elite MX1 « minimum viable » atteint désormais 80 000€/saison (2 motos, mécanicien, pièces, déplacements, pneus, assurance). En MX2, compter 55 000€. Beaucoup de pilotes français quittent la compétition après 23 ans faute de sponsors suffisants. Le championnat de France moto-cross perd ainsi chaque année 30 à 40% de ses espoirs Elite qui passent en régional ou abandonnent.
La FFM a lancé en 2025 un « fonds de soutien jeunes talents » doté de 200 000€/an pour aider 10 pilotes U23 à poursuivre leur carrière. Les critères : être dans le top 10 national de sa catégorie, avoir un projet sportif validé, et s’engager à représenter la France en compétitions internationales. Le dispositif montre ses premières retombées en 2026 avec 3 bénéficiaires qualifiés en finale Elite.
Le débat écologique
Selon une étude Wikipedia citant des données FIM 2025, une moto 4T 450cc consomme en moyenne 12 litres/heure en usage compétition (carburant SP98 + additifs). Sur une saison Elite (16 manches + essais), un pilote MX1 brûle environ 350 litres, soit 850 kg CO2 émis.
La FFM étudie l’intégration progressive de motos électriques en catégories jeunes (expérimentations dès 2027 en 65cc et 85cc). Plusieurs constructeurs (KTM Freeride E, Stark Varg, Sur-Ron) développent des modèles compétition avec autonomie suffisante (45 min en usage intense). L’enjeu : préserver l’accès aux terrains naturels face aux restrictions environnementales croissantes (arrêtés préfectoraux anti-bruit, zones Natura 2000).
Féminisation progressive
Le Women MX compte 124 licenciées FFM en 2026, soit +18% vs 2025. La discipline reste ultra-minoritaire (2,8% des licenciés moto-cross), mais progresse grâce à :
– Des prix alignés sur les catégories masculines depuis 2024
– L’apparition de role models médiatisés (Morgane Paturel, Julie Charpentier)
– L’ouverture de stages féminins dédiés (pilotage, mécanique, préparation physique)
L’objectif FFM est d’atteindre 200 licenciées Women MX d’ici 2028 pour créer une vraie dynamique de championnat avec 6 manches dédiées (vs 4 actuellement couplées avec les Elites hommes).
8. FAQ : tout ce qu’il faut savoir sur la finale
Peut-on accéder au paddock librement pendant le week-end ?
Oui, l’accès paddock est inclus dans tous les billets. Tu peux approcher les stands des équipes, voir les mécaniciens travailler sur les motos, et demander des autographes entre les manches. Respecte juste les zones techniques délimitées (interdiction de toucher le matériel sans autorisation).
Quels sont les meilleurs spots pour prendre des photos ?
Le virage 3 (premier single après le départ) offre de l’action rapprochée avec possibilité de saisir des wheeling et des contacts. La section des whoops (secteur 8) permet des photos dynamiques avec les motos en extension. Le triple d’Iffendic (secteur 4) donne des clichés spectaculaires si tu te positionnes en bout de réception. Évite les zones interdites signalées par des panneaux rouges (zones de dégagement sécurité).
Faut-il un équipement spécial pour assister aux courses ?
Non, mais pense à :
– Des chauss